PLEINS FEUX SUR LE LOTO DE SAINT ANTONIN-SUR-BAYON


"Bon bou d'an e a l'an che vem

Diéu nous fague la gràci de vèire l'an que vèn, E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !"

La salle 1La salle 2La salle 3

  
La salle est comble, soixante huit personnes, essentiellement des Antoninois parmi lesquels le Maire et ses adjoints. Corinne et Michel Martial, les futurs patrons du restaurant de la Maison Sainte-Victoire ont préparé une assiette de charcuterie accompagnée de son pichet de rouge pour chacun des convives. Le restaurant transformé en salle de jeu et de banquet se fait l’écho des rires, des verres qui tintent et du plaisir de se retrouver.

ContrôleAnimateurs

 

Aux manettes, Alain Michel et Richard Willems. C’est leur premier loto. Devant eux, le boulier et son plateau. Ils président et animent le jeu. A leurs pieds des lots culturels offerts par Pierre Damien Bernos, des lots gastronomiques offerts par les familles Baron, Bergel et Michel, des lots de bien être offerts par la famille Michel et des lots de décoration maison offerts par les familles Delavet, Michel et Willems.

 

Sur les tables, les cartons alignés et des soucoupes remplies de graviers (de la Sainte Victoire !) pour pointer les numéros sortants. Une poignée de passionnées professionnelles avait apporté leurs propres pions et leurs bâtons aimantés. Et pour ces acharnés du loto, pas question de prendre n’importe quel carton, ils choisissent leurs numéros !

Ouverture

 

La Présidente du Comité des Fêtes, Véronique Michel ouvre la soirée en saluant les participants. Elle se félicite qu’ils soient venus si nombreux. "Un grand merci au Comité des Fêtes de Beaurecueil qui nous a prêté son matériel de loto pour cette soirée. Je voudrais vous dire aussi qu’une partie de notre recette de ce soir sera donnée aux Restaurants du Cœur. (Applaudissements) La CPA participe à cette opération, elle doublera  la mise que nous allons verser. Par exemple, si nous donnons 100 euros, la CPA ajoutera 100 euros à notre don." (nouveaux applaudissements)

 

Quelques mots supplémentaires pour expliquer aux néophytes les règles du jeu : cinq numéros à l'horizontale font la ligne et un quine. Quinze numéros sur le même support font le carton plein, synonyme de gros lots … et c’est parti !

Gagnant 1Gagnat 2Gagnant 3Gagnant 4

Gagnant 5Gagnant 6Gagnant 7Gagnant 8

 

Trois heures de gaité, de plaisanteries, de suspens et de bonne humeur. La dextérité de nos deux « Monsieur Loyal" fait fureur quand soudain, à un passage de témoin, les boules leur échappent et  roulent sous les tables ... Tout le monde éclate de rire et applaudit l'exploit. Désolé, Richard Willems, pique un fard.

On cherche

 

Fabuleuse récréation pour les enfants dont les jambes commençaient à s’engourdir. Les voilà plongeant sous les tables tels des Sherlock Homes à la recherche des évadées. Les adultes viennent à la rescousse, "à droite, plus loin, non plus à gauche" ... "devant" ... "derrière" ! Bref, vous l’aurez compris, c’est un peu beaucoup la pagaille. Finalement, Michel Philipoussis retrouve la dernière boule manquante à ses pieds … à l’opposé des endroits où on la cherchait ! Ouf, le compte est bon. La quatrième partie peut commencer.

En Belge

 

Richard Willems, facétieux, se met alors à égrener les numéros à la belge : nonante, septante. Ne suit pas le loto qui veut à Saint Antonin … surtout les provençaux de souche !! 

Au fait, savez-vous comment nos anciens  annonçaient, eux, le numéro 70 ?

Ils disaient:

       Quand d’ouncle ? Car 70 se prononce "setanto", ce qu’on peut traduire "sept tantes", donc pour galéjer, l’annonceur disait "Combien d’oncles ?".

         * Selon un article publié dans l’almanach 2009, un an en Provence.

Alors, pourquoi avoir organisé un loto à Saint Antonin ? Vous l’avez deviné. Tout simplement parce que c’est un jeu traditionnel en Provence. On y joue depuis le dix-neuvième siècle en famille, mais aussi dans les cafés pour les fêtes de fin d’année. En 1933, la Loterie Nationale en a fait  un jeu au niveau national, sans jamais réussir à détrôner la popularité de notre loto provençal.

 

Encore nos remerciements au Comité des Fêtes

Véronique Michel, Barbara Robion, Micheline Willems, Marie Anne Personnic, Liliane Baron, Laure Baudry, Dominique Prieu, Frederic Lachenaud, Jo Vurchio.

 

 

Nous vous tiendrons au courant de la prochaine fête à Saint Antonin.

 

 

Petite Histoire du Loto

Le loto est né en Italie. Il vient du mot « Lotto » qui en italien signifie : sort. Au XVIème siècle, sous le règne de François 1er, il est très prisé par les militaires qui l’ont découvert au cours des campagnes en Italie. Jusqu’à la moitié du XVIIème siècle, c’est le jeu favori des nobles. On n’y joue qu’à la Cour des Rois.

 

En 1776, la loterie royale est créée, le jeu se répand dans toute la France et devient un jeu populaire. Il faut attendre le XIXème siècle pour qu’apparaissent les lotos traditionnels tels que nous les connaissons aujourd’hui. Ils servent même de jeu éducatif pour les enfants (cartons d’histoire, de géographie, de grammaire…)

 

En Provence, ce jeu s’installe et résiste à la Loterie Nationale qui voit le jour en 1933. Aujourd’hui, il n’a pas baissé la garde face à l’invasion de la télévision et des ordinateurs. 

Il continue à animer et bercer les froides soirées d’hiver de certains provençaux.