Histoire de la Maison Sainte Victoire

D17 – 13100 Saint Antonin-sur-Bayon
Tél : 04 42 66 84 40
Fax : 04 42 66 85 15

 

1995 : Naissance de la Maison Sainte Victoire.

La Maison Sainte Victoire est terminée et payée par la Commune dans les délais en novembre. Les travaux ont commencé le 4 octobre 1994. Le Maire, Lucien Duperrey, avait assuré au Conseil Municipal en octobre 1993 que la Commune bénéficierait d’une subvention d’un million de Francs (153.439€) pour cette réalisation.

 

Construite sur les ruines d’une ancienne porcherie juste après le feu de 1989, la Maison Sainte Victoire appartient à la Commune. Seuls les aménagements extérieurs et les parkings (qui ont reçu l’accord de la Commission des Sites) sont encore à réaliser et seront terminé en mars 1998. Coût du gros œuvre : 1.060.080 Francs HT (161.598€ HT), financés à 80% par le Conseil Général et 20% par Saint Antonin (soit 479.540 Francs (73.101€)). Le Conseil Municipal fait un appel d’offre dès le 15 octobre  pour désigner un fermier et statuer sur son projet d’affermage.

 

Après deux réunions de la Commission d’Appel d’Offre, le Conseil Municipal accepte le 15 décembre le contrat d’affermage présenté par l’Agence Départementale des Espaces Sensibles (ADES), dont le directeur est M. Bravi. L’ADES dépend du Conseil Général. Huit emplois de contrats CES type "contrat vert" sont crées.

 

 

1996 : Un lieu d’accueil et d’information.

 Inauguration de la Maison Sainte Victoire. Lieu d’accueil et d’information, elle offre au public :

·   un éco-musée,

·   une boutique avec expositions, vitrine des produits touristiques et régionaux,

·   une salle polyvalente pour des manifestations culturelles et associatives, et

·   un coin bistrot.

 

À l’est, le bassin existant est réhabilité, un sentier de découverte aménagé dans un jardin de 1700 m2, permet d’observer quelques spécimens de la faune et de la flore du massif Sainte Victoire, dont une volière avec des oiseaux se trouvant sur le site.
 

 

1997 : Un restaurant.

Le Conseil Municipal vend sa licence IV à l’ADES. Elle signe pour cela en avril un avenant à la convention d’affermage. La redevance payée par l’ADES pour cette licence s’élève à  54.000 Francs (8.232€). Mais dès le 1er trimestre 1997, les résultats sont décevants : le bénéfice est de 25.804 Francs (3.934€) contre 116.000 (17.683€) prévus.

 

Tournée vers la protection de l’environnement, la Maison Sainte Victoire décide de créer un espace muséographique : coût 745.000 Francs (113.567€) pris en charge par l’ADES.

Un autre avenant est voté et signé déléguant la maîtrise d’ouvrage à l’ADES.

 

 

1998 : En difficultés financières.

Le rapport moral et financier présenté par M. Bravi n’est guère plus encourageant.

Neuf personnes y travaillent, dont Dominique Laucagne (Suberoque). 50 séminaires s’y sont déroulés. L’exercice financier est déficitaire de 151.000 Francs (22.879€). Ceci serait dû en particulier au sous-emploi de la salle polyvalente.

 

L’ADES verse une redevance de 754.000 Francs (114.939€) pour la durée du contrat d’affermage. Il est prévu que la Commune reçoive 5% du résultat courant avant impôt en 1999.

 

En octobre, le Conseil Municipal donne son accord pour aménager la salle d’accueil de l’espace muséographique : montant des travaux 260.496 Francs TTC (39.710€ TTC). Il s’agit de l’éclairage, des vitrines, du mobilier, etc. 80% de ces dépenses dites de proximité sont financées par le Conseil Général : 172.800 Francs HT (26.341€) et les 20% correspondant à la part communale sont subventionnées par l’ADES, soit 43.200 Francs (6.585€). La TVA étant récupérable dans le cadre de l’investissement.

 

 

1999 : Déficit d’exploitation.

Le rapport moral et financier présenté par M. Bravi fait encore apparaître un déficit d’exploitation de 330.000 Francs (50.305€) pour 1998. L’ADES avait prévu sur le poste produit 2.284.000 Francs (348.170€), il n’est que de 1.957.000 Francs (298.323€). M. Bravi l’explique par des retards de fournitures qui auraient contraint à une ouverture de l’espace muséographique plus tard que prévue.

 

 

2000 : Disparition de l’ADES.

L’ADES est mis en règlement judiciaire. La Loi Sapin lui interdit d’exercer des activités commerciales. La convention qui la lie à la Commune prévoit d’assurer la pérennité des actifs, l’accueil du public et la promotion du massif.

 

Fin juillet : le Département s’engage pendant trois mois à apporter l’assistance technique nécessaire à la Commune pour assurer ces objectifs gratuitement avec l’aide de ses agents de la Direction de l’Environnement. Par ailleurs, le personnel de l’ADES est intégré dans celui du Conseil Général, à l’exception de trois personnes hors cadre.

 

 

2001 : La Mairie signe pour 30 ans.

Le Conseil Général accepte en juillet la proposition de louer la Maison Sainte Victoire suivant un bail emphytéotique de 30 ans contre un versement de 200.000 NF (30.488€) à la signature du bail et de verser ensuite un loyer annuel de 20.000 NF (3.049€) révisable en fonction du coût de la construction. Le Conseil Municipal accepte.

 

 

2002 : Le Conseil Général assure la relève.

L’ADES ne peut plus avoir de relations contractuelles avec les collectivités. Le Conseil Municipal subdélègue pour une période de 6 mois son contrat d’affermage au Conseil Général.

 

Le Conseil Général reprend la gestion de la Maison mais doit fermer le café restaurant et la boutique car il ne peut pas exercer d’activités commerciales. Il projette d’entreprendre d’immenses travaux de rénovation et d’agrandissement. Le Maire propose de transférer définitivement la convention d’affermage au Conseil Général pour la durée résiduelle (six ans). Dissolution de l’ADES par le Tribunal administratif de Marseille.

 

 

2004 : Début des nouveau travaux.

A l’automne, Le Ministère de l’Environnement donne son feu vert (obligatoire pour ce site classé) à la réalisation des travaux envisagés par le Conseil Général.

 

 

2006 : Une nouvelle convention d’affermage.

1er janvier – la convention arrive à échéance. La nouvelle convention prend en compte les extensions prévues. Il s’agit d’un affermage entre la Commune qui est propriétaire des murs et le Conseil Général qui prend à sa charge la gestion.

 

Le Conseil Général, avant de lancer un appel d’offre pour la reprise de l’activité commerciale, commence les travaux. Dix ans après la première inauguration de la Maison Sainte Victoire, tout est cassé à l’intérieur. La grande salle, réservée aux expositions, est transformée en salle de restaurant de 60 couverts et en cuisine.

 

Le Conseil Général en profite pour construire en contrebas des garages pour l’entretien de ses voitures, une salle de conférence (dites "polyvalente" de 40 places (plus petite que l’ancienne)) et un garage pour la voiture de la Mairie (laquelle se révèle trop grande pour y entrer).

Coût de cette réhabilitation, selon Jacky Gérard, Maire de Saint Cannat et conseiller général délégué à la gestion des domaines départementaux, plus d’un million d’Euros, sans compter la création d’un nouveau parking (350.000€).

 
Juin – la société de restauration qui a remporté l’appel d’offre en décembre signe une convention, votée par la commission paritaire, précisant toutes les modalités du partenariat avec le nouveau restaurateur M. Massad.

 
 

2007 : Nouveau départ pour la Maison Sainte Victoire.

5 février – ouverture du restaurant. Le patron, Patrick Massad exploite le restaurant et une partie de la terrasse donnant sur le Plateau du Cengle. Seuls, les repas de midi sont servis. En principe, le café brasserie est ouvert toute la journée, 7 jours sur 7 (fermeture le 25 décembre et le 1er janvier uniquement).

 

28 février – inauguration de la "nouvelle" Maison Sainte Victoire et de son nouveau restaurant "Café Compagnie". Le Conseil Général prévoit d’ouvrir un comptoir de vente de produits locaux.

 

 

2008 : Un bilan mitigé.

·   L’espace muséographique reste gratuit, il raconte l’histoire du massif grâce à un puits d’images. Des "éco-guides" proposent des parcours "découvertes". On peut aussi faire des balades à âne et louer des VTT.

 

Il serait sans doute nécessaire de multiplier les informations à la Maison Sainte Victoire, mais aussi sur les parkings du Grand Site Sainte Victoire sur ces balades à âne, et sur les VTT disponibles et de mieux indiquer les beaux points de vues, etc. La Fête des ânes, fin septembre, couplée au vide grenier organisé par le Comité des Fêtes de Saint Antonin (activités des ânes + stands d’artisanat local) a été un énorme succès et ce genre d’idée semble très porteur pour l’animation de la Maison Sainte Victoire. A nous tous d’y contribuer, de participer activement et de suivre !

 

·   Quelques expositions donnent de la couleur et augmentent un peu mais pas assez les visites au cours de l’année, car elles sont trop mineures. Par ailleurs, la Maison Sainte Victoire ferme à 18 heures, ce qui est tôt en période estivale.

 

·   La salle "polyvalente" avec ses 40 places est sous exploitée, sans parler de la salle du musée et son annexe derrière (salle "bar", sous-utilisée que, petit à petit, elle devient une remise). La sous utilisation de ces salles reste toujours le point faible de cette Maison. Il faudrait repenser l’ensemble, mieux l’utiliser et le faire connaître pour drainer un nouveau public, jeunes, moins jeunes, sportifs et plus écolo, etc.

 

·   Le comptoir de vente de produits locaux n’est toujours pas ouvert. Il serait attractif pour les touristes et permettraient de faire connaître les artisans, les viticulteurs et les agriculteurs du massif Sainte Victoire.

 

·   Le restaurant marche cahin-caha. Il est souvent fermé sans que les clients et le personnel de la Maison Sainte Victoire en soient prévenus (observation confirmée par le Maire lors du Conseil Municipal du 13 novembre 2008). La fréquentation est faible et au mieux inégale, les périodes de fréquentation sont de mars à mai et fin septembre à novembre.

 

Le Conseil Général et le Maire de Saint Antonin mécontents de la gestion du restaurant souhaitent remplacer M. Massad. Ce dernier ne tiendrait pas non plus à rester (observation du Maire lors du Conseil Municipal du 13 novembre 2008).

 

30 octobre au 17 novembre – un nouvel appel à candidatures est lancé pour reprendre la gestion du restaurant de la Maison Sainte Victoire. Le couple de salariés sur place, Corinne la serveuse et Marcel le chef de cuisine, aimerait reprendre l’affaire. Ils ont fait acte de candidature ; M. Massad pourrait leur laisser la vaisselle et autres mobiliers (Conseil Municipal du 13 novembre 2008).

 

 

2009 : Un nouveau restaurateur ?

Le Maire annonce que la prise de fonction du nouveau gestionnaire du restaurant est prévu le 1er janvier (Conseil Municipal du 13 novembre 2008).

 

Début janvier – c’est toujours Corinne et Marcel qui sont en salle et aux fourneaux.

Le bail, nous dit-on, ne se terminerait pas fin décembre, comme on l’avait compris au Conseil Municipal du 13 novembre, mais fin mars. Jean-Noël Guérini aurait sur son bureau le dossier établissant la nouvelle convention avec les nouveaux candidats repreneurs. Un dossier en attente. A suivre.

 

Le contrat d'affermage du service public

“L'affermage est un contrat par lequel une personne publique (autorité affermante) confie l'exploitation d'un service public, pour une durée déterminée (généralement moins longue que celle d'une concession, du fait de l'absence de capitaux à amortir), à un fermier librement choisi (...). L'Administration finance les frais de premier établissement (le fermier n'avançant que le fond de roulement), et met éventuellement à la disposition de son partenaire les ouvrages nécessaires à l'exécution du service. Le gestionnaire exploite l'activité à ses risques et périls, perçoit directement des redevances sur les usagers, mais doit acquitter un fermage, d'un montant prédé­terminé par le contrat, à la personne publique (son bénéfice étant donc égal à la différence entre ces deux sommes). S'il appartient au fermier d'entretenir les ouvrages qui ont été mis à sa disposition, les travaux de renforcement et d'extension sont à la charge de la collectivité affermante.”