Un nouveau berger pour Saint-Antonin ?

 

Des représentants du Grand Site Sainte-Victoire (GSSV) et du Conseil Municipal se sont rencontrés le 7 juillet à la Mairie.  Parmi les sujets discutés, l'arrivée d'un nouveau berger sur la Commune. Le Grand Site Sainte-Victoire est chargé de piloter l’opération. Il prend contact avec la population, trouve le berger et assure le suivi.

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          Conditions de la venue du nouveau berger:

         que la commune s’engage à lui signer un contrat minimum de 5 ans d’activité

         qu’elle trouve un emplacement pour installer une "bergerie" en tunnel, amovible

         qu’elle trouve un logement au berger qui s’acquittera entièrement du loyer ou l’aide dans sa recherche

         dans l'idéal, le berger souhaiterait disposer de 2 enclos "fixes" pouvant être clôturés afin de lui permettre de s'absenter et d’éviter ainsi les débordements des bêtes comme cela s’est déjà produit, il y a quelques semaines sur la commune.

 

          La Mairie et le GSSV ont convenu le principe d'une réunion à la rentrée (sans fixer de date) pour poursuivre les discussions et arrêter les modalités de sa venue :

              si on parvient à un accord,  il y aura 2 gestionnaires : le GSSV représenté par Monsieur Verrecchia et la Mairie représentée par Christian Delavet.

         si on ne parvient pas à un accord : le GSSV ne s’occupera plus du pastoralisme à Saint Antonin. Cela fait trop longtemps que la Commune tâtonne et évite de s'engager   durablement estiment les responsables du Grand Site.

 

 

Commentaire de la Loyale Opposition

Les demandes du berger nous paraissent raisonnables. Il n'est plus acceptable de continuer à retarder l'installation permanente d'un nouveau berger à Saint-Antonin. Bien sûr, il faut un petit troupeau. Christian Delavet table sur 2 à 300 têtes. Ce qui nous semble parfait.

Selon le GSSV, si le berger vient, il faudra 5 à 10 ans avant que les milieux de la Commune retrouvent un niveau d'entretien et d'ouverture raisonnable ! C'est dire le retard considérable que nous avons pris dans ce domaine. En plus de la biodiversité, la DFCI en a pris un sérieux coup !

1.     Christian Delavet a souligné au Conseil municipal du 12 juin 2008 que 10% des forêts tombaient  en friche chaque année faute d’ entretien. Il a insisté sur la nécessité de développer le pastoralisme et de faire des coupures agricoles. « Ces dernières années a-t-il dit, nous avons beaucoup nettoyé avec de gros engins, mais il ne faut pas se tromper, on ne pourra pas continuer. Nous devrons trouver une solution plus écologique et plus économique. »

Nous sommes entièrement d'accord avec lui. C’est du simple bon sens; maintenant, il est temps d'agir, ne reculons pas une nouvelle fois.

2.    Nous savons que quelques propriétaires privés ne veulent pas de berger sur leurs terres. C'est leur droit le plus strict. Mais cela ne doit pas empêcher les autres  propriétaires (plus de 80% sur le Cengle) de recourir au pastoralisme pour entretenir leurs propriétés et la DFCI.

3.    Certains chasseurs ont également émis des réticences, et nous les entendons. Nous pensons qu'il est possible et très souhaitable de trouver un juste équilibre avec eux. L'ouverture des milieux est dans l'intérêt de tous car il favorise le développement de la faune. Travaillons ouvertement avec les chasseurs pour trouver, enfin, une solution pastorale rationnelle et pérenne.

Réglons enfin cette question. Agissons ensemble pour une gestion saine et économique des milieux forestiers, trop négligée dans le passé. Améliorons notre situation DFCI en même temps (les occasions de faire "d'une pierre, deux coups" sont rares par les temps qui courent – ne ratons pas celle-ci) !

C’est une question d’intérêt  général, c’est l'intérêt de tous les Antoninois.

Antoninois, qu’en pensez-vous ? Donnez nous votre avis sur notre mail club-des-antoninois@live.fr .